LES TRIBULATIONS DES MOTARD(ES) A MEAUX
VENDREDI 22.09.2006 1er jour
10 h du matin, rendez-vous à Bouge. Nous sommes quatre motos au départ : Thiber et Pascale, Gary et Mimie, Greggg, JM et moi.
Klaus, Radieuse, Lion et Hiro, démarreront, quant à eux, vers 13 h et nous rejoindrons à l’hôtel.
Ca y est, nous voilà partis rendre visite, le temps d’un week-end, à Domi et Gérard (alias FR soixante dix-sept)
dans la région de Meaux.
Il fait beau, le voyage commence sous d’agréables auspices. Gary prend la tête du convoi et Greggg la queue
(heu du convoi…) 
R.A.S jusqu’à 13 h, nous suivons l’agréable route Charlemagne
. Après quelques courts arrêts, il est temps pour nos estomacs de faire le plein. Nous nous arrêtons donc devant la terrasse d’un snack proposant diverses choses à manger. Thiber, du coin d’l’œil, a repéré une baraque à frites sur le parking voisin, et, ni une ni deux, va se placer dans la file.
Quant à nous, nous nous installons à la terrasse du snack, au soleil. Chacun va passer commande à l’intérieur et revient s’asseoir en attendant d’être servi. Le soleil brille, on est entre amis, c’est l’pied !
Thiber,
armé de son ravier de frites, s’installe à son tour et jette un œil alentour sur ses voisins. « Ben merde alors, y avait des frites au snack ! » Ben vi, et vu la tête des siennes, c’était pas une bonne idée, la baraque du parking. Une fois sustentés, bref on n’avait plus faim,
nous reprenons la route.
15 h 30, arrivée à l’hôtel. Si, vu de la rue, il ne paye pas d’mine, une fois arrivés dans la cour
intérieure, devant le bâtiment central, nous découvrons une charmante demeure
,
composée de chambres de plein pied, agrémentées d’une terrasse privative. Y a même une piscine dis
donc.
. Nous décidons de nous installer, peinards, et d’aller boire un p’tit verre sur la terrasse commune de l’hôtel en attendant Klaus, Radieuse, Lion et Hiro.
Nous voilà donc confortablement installés depuis à peine une petite heure quand nous avisons, le long du petit chemin qui mène à l’hôtel, le bruit de….....on dirait bien deux
. Ben vi, Klaus et Lion sont là ! On a flâné, ils ont tracé ! Enfin, tracé, on s’comprend hein…

On les accueille, et re p’tit verre sur la terrasse. Le temps de se préparer et Gérard est là.
Il vient nous chercher pour passer la soirée chez eux. On se dit bonjour et d’emblée, il nous met au parfum, chez eux les bisouilles, ça va par quatre. Pas de problème, on en ajoute deux chacun et on refait un tour dans la bonne humeur.
On saute sur nos motos,
(tant qu’on peut encore le faire), et on suit Gégé, direction leur maison,à lui et à Domi, à plus ou moins 15 min de l’hôtel. Pour vous situer Meaux, c’est à environ une soixantaine de km de Paris et pas loin d’Eurodisney. Meaux, pays de la moutarde et, accessoirement, du Brie. Il faut dire que, dès l’départ, j’avais prévenu qu’il n’était pas question que je reparte sans un pot de moutarde de Meaux.
Ils m’ont tous regardé d’un air bizarre
mais ne m’ont pas contrarié.
Me suis rendu compte qu’à part moi, qui voue une passion à la moutarde de Meaux, personne ne la connaissait, pas même JM
.
Pssstttt : Goûtez-la , elle vaut l’détour.Un p’tit rôti d’porc au four, crème fraîche et moutarde ! Ou une p’tite côtelette à la poêle, crème et moutarde. Je m’égare, moi !
Enfin bref, nous arrivons chez Domi et Gérard
et nous découvrons une superbe maison qu’ils, nous l’apprendront plus tard, rénovent et restaurent tous les deux, de leurs mains.Chapeau, le résultat est impressionnant.
Gégé invite les pilotes à garer les machines
dans un spacieux hangar situé à l’entrée du jardin, et Domi vient à notre rencontre, souriante et nous
souhaitant la bienvenue. Re séance d’embrassade générale. Nous commençons à discuter en nous dirigeant vers la terrasse où l’apéro nous attend. C’est à ce moment précis qu’un sms parvint à l’un d’entre nous. C’était JoyeuMotard qui nous chargeait …… d’embrasser Domi et Gégé pour lui. Allons bon, vlà aut’chose. Radieuse fait un rapide calcul mental
: « bon, alors, par personne, ça fait : 4 pour Gégé, 4 pour Domi, + les 8 de Joyeu ». Rebelote, on est r’parti pour un tour. Pour ma part, j’avoue bien humblement n’avoir jamais autant embrassé que ce week-end là.

Après avoir visité la maison, qui, je le répète, est superbe d’authenticité, nous nous installons sur la
terrasse pour l’apéro.
Domi et Gégé ont pris soin de servir des boissons en fonction des goûts de chacun. Sur la table, toutes sortes de pains que Domi fabrique elle-même. Pendant l’apéro, chacun sort des top cases et autres valises les
cadeaux régionaux que nous avons apportés à nos amis. Etant tous de régions différentes, il y a bientôt tout un panel de ce que la Belgique offre en matière de produits et souvenirs typiques.
Beau livre retraçant l’histoire de Namur, chocolats, peket, sirop liégeois, couques de Dinant etc…
Qui dit distribution de cadeaux dit… ben bisouilles tiens !
Et hop,c'est r'parti pour un tour, deuxième tournée de la soirée. Comme disait Jean YANNE : " C’est fou c’qu’on peut perdre comme temps en formalités "
Deux groupes se forment : dehors c’est le clan « moteurs » tandis que dans la véranda, on papote fleurs et jardinage.
Gérard nous fait alors part de deux propositions pour la soirée :
1/ Concert dans son village puis retour chez lui pour le repas
2/ On bouge pas, on papote, on mange , on boit, on re papote.
Devinez c’qu’on a choisi?
Bravo, vous gagnez une tringle à rideaux.
Nous choisissons de passer le plus de temps possible ensemble et optons donc pour la seconde proposition. C’est décidé, nous zapperons le concert.
Nous voilà donc à l’orée d’une agréable soirée chez nos amis français. De discussions animées en fous rire, il est l’heure de penser à manger. Nous nous installons donc autour de la grande table que Domi a dressé à l’intérieur.
Au menu, pâtes sauce tomate et délicieuses petites boulettes pour environ 30 personnes, environ hein, je rappelle (cela vous sera utile plus loin) que nous sommes 11 plus Domi et Gégé, donc ...
13 à table !!!!!!!!!!!!!!!! Damned !
Je cherche désespérément s’il n’y a pas un chien qui traîne quelque part pour pouvoir l’installer sur une chaise, mais non, nous serons bien 13 à table.
J’essaye de me raisonner, ce n’est pas parce que nous avons hérité de la chambre 13 à l’hôtel et que c’est une des rares qui ne possède pas de frigo (encore merci Greggg de m’avoir loué ton frigo pour caser mon soja), ni LA SEULE où la télé ne fonctionne pas ou bien encore la seule n’étant pas pourvue de papier toilette (quand on s’en rend pas compte avant d’en avoir besoin, ça surprend
) ou enfin la seule qui a failli être inondée :
-Moi : JM, tu fais quoi ?
-JM : Ben je m'rase avant d’aller chez FR
- Moi : Bonne idée
- JM : Merde alors
- Moi :Qu’est ce qu’y a ?
- JM : Le bouchon de l’évier est coincé, l’eau ne s’évacue pas
- Moi : Pfff, c’est pas possible , tu l’fais exprès
- JM : Ben, c’est pas ma faute, voulais juste me raser
J’ouvre la porte et découvre JM, un rasoir dans une main, le bouchon de l’évier dans l’autre, essayant de se raser à l’eau courante.
Je décide, malgré tout, de ne pas virer parano et m’asseois donc. Nous faisons tous honneur au repas qui se poursuivra par de délicieuses tartes faites maison. Mmmmhhhhhh.
¨
La conversation s’engage sur la journée du lendemain .Domi et Gégé nous ont concocté une journée aux p’tits oignons : rendez-vous à 8h15 à l’hôtel et en route pour une randonnée au gré des vendanges touristiques. Oh oh, j’ai omis de préciser que nous sommes en plein cœur de la Champagne, Reims et Epernay ne sont pas loin, et de surcroît, en pleine période de vendanges. Randonnée donc, puis repas de midi dans un resto sympa déniché par Domi et Gégé lors de la préparation de ce week-end, qui, nous sommes unanimes à le dire, a été mitonné de main de maître
, ensuite balade et visites l’après midi, retour à l’hôtel pour une douche
et repas du soir chez Gégé . Tel allait être le programme, prometteur, du lendemain.
A demain donc…
SAMEDI 23/09/2006 2ème jour
8 h 15 du matin, Domi et Gégé nous attendent de pied ferme devant l’Hôtel. Je vous passe les détails de la séance de bisouilles traditionnelle, vous commencez à avoir l’habitude. On prend son ticket et on y va. Le temps est superbe et le soleil nous accompagnera tout au long de cette belle journée. Domi et Gérard ont prévu en ce samedi matin la visite de la « Maison MERCIER », grande maison de production Champenoise où est « élevé » le célèbre nectar.
En route.
Il y a du monde chez MERCIER et la visite débute par une petite séance vidéo retraçant l’historique des lieux. Nous prenons ensuite l’ascenseur, qui nous emmène 30 mètres plus bas. Durant la descente, serrés comme des sardines, nous voyons défiler les étapes de la « fabrication » du champagne, représentée chronologiquement par des personnages statiques plus vrais que nature. Dans l’ascenseur, une dame jette un œil mi-courroucé, mi-amusé à Gérard. Celui-ci s’en rend compte et crois utile de rassurer la dame :
-« N’ayez pas peur, Madame, ce n’est que mon casque »…
Et de remonter son casque à hauteur de bras pour prouver à la dame qu’il était bien motard et non le satyre des ascenseurs…
Arrivés en bas, nous prenons place dans un petit train
(on s’croirait à Eurodisney), à la tête duquel se trouve une charmante jeune femme
qui va nous servir de guide durant
toute la visite des caves de la Maison.
Pour ma part, je salue son professionnalisme, son humour et sa gentillesse.
La visite terminée, retour au rez-de-chaussée pour une petite dégustation d’un champagne rosé et visite de la boutique. Il est temps pour nous de prendre le chemin du resto. Ce faisant, nous prenons la route touristique des vendanges.
Des coteaux où s’offrent à notre vue, des hectares de vignes. Des cépages, où le raisin, arrivé à maturité, attend que l’on vienne le cueillir. Au gré de notre balade, les vendangeurs nous font des signes amicaux de la main.
Nous apercevons, ça et là, leurs caravanes et autres mobilhomes
. Domi, quant à elle, en tête de convoi, fait signe absolument à tous et à chacun. D’ailleurs, si un jour, au détour d’une route, quelle qu’elle soit, vous apercevez une FJR sur laquelle une SDS en cuir et cheveux longs, a constamment les bras levés, comme poursuivie par le shérif du coin, cherchez pas… c’est elle ! 
Les villages et hameaux que notre petite colonne traverse ont cette odeur très particulière que répand le raisin que l’on va " transformer " en ce breuvage si recherché. Greggg, la visière relevée, comme d’hab, ( le jour où y va s’prendre une guêpe celui-là…
) me crie : " ça sent l’raisin pourri ". Avec moins de réserve que lui, je réponds : " t’as raison, ça pue " !.
En fait, ça ne " pue " pas du tout. C’est juste cette odeur si spécifique et assez forte à laquelle il faut, sûrement, s’habituer pour en apprécier les effluves. Finalement, elle fait aussi partie du charme inhérent à cette période de cueillette intensive.
Sillonnant les superbes routes de cette jolie région, nous arrivons au resto. Le soleil tape et tout l’monde se déshabille. Heu, on a juste enlevé les vestes et les sweat hein. On a gardé nos pantalons et nos tee-shirts, on sait s’tenir… La patronne nous a réservé une petite salle rien que
pour nous et, après avoir posé pour une photo de groupe bien méritée
, nous
passons à table.
Apéro, pâté régional, coq au champagne et dessert, le tout accompagné de vin, blanc et rouge.

Le dessert vaut la peine qu’on s’y attarde quelques lignes. En voyant la bête dans mon assiette
, je m’écrie : " ohhh une tortue ! " Ben non hein, me dit Greggg, c’t’un gland !
What ???
Le soleil tape mais tout d’même. Mais non, j’avais bien compris, le truc tout vert avec un œil sur la tronche, trônant dans mon assiette, ça s’appelle un gland et c’est un produit régional. Nous goûtons et mmmhhh, moi en tout cas, j’adore. Thiber a même pas voulu regarder l’sien et l’a offert généreusement. S’il l’avait mis aux enchères, j’aurais p’tet bien fait une offre tiens.
Ayant, en début de repas, refilé mon pâté à Lion
, je jette un œil avide en direction de son assiette, croyant qu’il allait me rendre la pareille et me filer son gland. Que nenni !
Des clous, rien du tout.
Gland ou tortue, ce gâteau est vachement bon.
Durant le repas, la conversation s’engagea sur le programme de l’après-midi. Gérard proposa la visite d’un site non loin de là ainsi que d’un château nanti d’un parc et d’un édifice religieux dont je ne me souviens pas, je l’avoue humblement, s’il s’agit d’une basilique, petite cathédrale, petite église ou grosse chapelle. Pascale, Thiber, Mimie, Gary, Radieuse et Klaus, annoncent qu’ils ont besoin de faire une petite sieste
et rentrent donc à l’hôtel. Domi, Gégé, Hiro, Lion, Greggg, JM et moi poursuivons donc notre route, direction le monument historique et son point de vue époustouflant. Après quelques photos, nous repartons pour la visite du domaine et entrons dans un très beau parc au milieu duquel se dresse un petit château de toute beauté. Nous le dépassons et allons visiter l’édifice mentionné plus haut.
.
L’intérieur est superbe et les alentours, d’un calme et d’une beauté reposants. Nous aussi, on la
fait notre sieste, couchés dans l’herbe, au soleil.
En nous baladant, nous regagnons l’hôtel et direction la douche
avant de repartir pour le souper, dont nous ne savions pas encore qu’il allait être gargantuesque, chez Domi et Gérard.
18 h, en route. Gérard nous avait dit : " les repas, c’est à la bonne franquette, on fait du froid et chacun se sert ". Normal. On gare donc les motos dans le hangar et quelques dizaines de bisouilles plus tard, ready pour l’apéro.
Le fils de Domi et Gérard est venu nous saluer et leurs trois
petits-enfants sont là aussi
(ce qui multiplie les bizzz par … heu, sais plus, moi, y a longtemps qu’j’ai arrêté de compter). Une fois l’apéro pris, nous passons à table. Mes aïeux !
Nous assistons au défilé de Domi et Gégé qui font la navette entre le frigo du hangar et la cuisine. Vont passer ainsi devant nous je ne sais combien de hautes boîtes hermétiques contenant : des crudités (carottes, céleri etc), des salades diverses (pommes de terre accommodées de plusieurs façons différentes, des salades de riz etc) du pâté, charcuterie et un énorme saucisson, et toujours toutes sortes de pains faits maison. Il y a absolument de tout et en quantité (g)astronomique…Gégé, debout, va de
l’un à l’autre,
demandant régulièrement si nous ne manquons de rien, si nous avons assez !!!!: " Allez assieds toi Gégé et mange, maintenant ! ". A la bonne franquette qu’y disait !
Un traiteur n’aurait pas fait mieux ni plus. Nous attaquons donc notre assiette et Domi nous lance : " gardez une place pour le dessert hein ". Ah, y a un dessert ???
De nouvelles tartes, prennent place devant nous . Elles sont tellement bonnes qu’il est difficile d’y résister. Mais….. nous sommes à Meaux et à Meaux, qu’y a-t-il ??? Hein ??? Voui, le Briiiiiiiiiiiie.
Une roue de Brie,
tention hein pas une roue de Gold, de Bm ou de Yam
, non, non une roue de tracteur…Thiber (qui déteste le fromage) pense à aut’chose pendant qu’on entame la roue
. JM teste une nouvelle méthode de dégustation : le brie à la p’tite cuiller
.Mouais, bon, chacun son truc. Il reste évidemment pas mal de nourriture une fois le repas terminé et Domi et Gégé nous invitent à venir terminer les restes le lendemain à midi avant de reprendre la route pour la Belgique.
Dehors, la nuit est tombée et un bruit bien connu des belges que nous sommes se fait entendre : y drache !
La soirée est déjà bien avancée et Gérard nous propose de faire la grasse matinée le lendemain, de déjeuner ( de quoi ???
) tranquille et de venir les rejoindre chez eux pour le repas de midi avant le départ. Mimie, Gary et Greggg décident, quant à eux, de repartir le matin. Nous, nous prendrons le départ en milieu d’après-midi. N’écoutant que son grand cœur, Gégé propose de raccompagner les filles en voiture à l’hôtel, vu la pluie qui tombe méchamment dehors. L’est gentil Gégé.
On saute sur l’occasion et nous voilà dans la voiture.
Les motos nous précèdent quand, tout à coup, sur la route, on se rend compte qu’il en manque deux !
Ben merde alors, où y sont passés, ces deux-là ? Les quatre réchappés, s’en rendant compte eux aussi, s’arrêtent et nous faisons le point. Bon, manquent à l’appel Gary et JM ! Gégé décide de prendre une autre route jusqu’à l’hôtel puisque, apparemment, les deux fuyards ont pris un mauvais embranchement à un rond point. Demi tour et recherches sur le second itinéraire. Point de Gary, pas plus que de JM à l’horizon.
Finalement, arrivés à l’hôtel, sont tous là !
Mimie et moi nous nous sommes inquiétées pour rien, ils ont retrouvé leur chemin . Je savais que JM avait laissé son GPS à l’hôtel, mais Dieu merci, avec un peu d’chance, celui de Gary les ramènerait sains et saufs
.
Allez, dodo !
DIMANCHE 24/09/2006 Troisième et dernier jour
8h30. La pluie a cessé et on peut espérer une belle journée. Réunis à la table du petit déjeuner, à l’hôtel, la discussion porte sur le repas mémorable du soir précédent et le sens de l’hospitalité à toute épreuve de Domi et Gérard.
Mimie, Gary et Greggg sont sur le départ. Nous leur souhaitons bonne route (une bise chacun,
ça ira) et les regardons partir.
.
Ensuite, retour dans nos chambres respectives, préparation des bagages et chargement des motos, passage à la caisse de l’hôtel et en route pour nos dernières heures en compagnie de ce couple qui nous fait passer un fantastique week-end.
Le soleil est de nouveau de la partie.
Une fois arrivés, on papote sur la terrasse, et je me rends dans la cuisine où une odeur agréable se répand. Je jette un œil sur le four et me dis " ben dis donc, elle est organisée Domi, elle prépare sa viande pour la semaine ! P’tet qu’elle la congèle, comme ça, elle gagne du temps. Pas bête ". Dans le four, un énorme rôti cuit doucement. Sur l’armoire, le bataillon de plats froids, les restes comme dit Gégé, nous attend. On s’attable, tous ensemble, pour la dernière fois et on attaque. La discussion est animée, on revoit les bons moments de la veille et on papote moto. Chacun se lève et va se servir quand j’entends : " prenez du rôti ". Quel rôti ?? Oui, la bonne odeur de la cuisine, l’énorme rôti tapi dans le four, c’est pour nous, pour agrémenter les " restes ".
Sont fous ces français…
Coup d’fil de Mimie,
ils sont rentrés, pas de problème sur la route. Tant mieux. On papote, de la vie, de nos vies, et chacun participe à diverses discussions sur de nombreux sujets, comme on peut le faire, attablés devant un bon repas avec des amis. L’ambiance est, comme elle le fut, tout au long de ces trois jours, empreinte d’amitié et de convivialité. Je préviens JM charitablement :
" mange pas trop, t’auras plus d’place pour le dessert ". Et les tartes de Domi, croyez-moi, elles valent qu’on leur garde une place.
L’heure avance, et tout doucement, il va falloir penser à prendre la route. Il est 13 h, on envisage de partir vers 14 h. Un tit morceau de fromage ? JM, prenant soudain conscience de l’espace réduit restant dans son estomac, me souffle : " nonnnnn, pas l’fromaaaache ". Je l’avais prévenu de garder une place, n’a pas voulu m’écouter…

Tartes et fromage dégustés,
l’heure avançant, nous envisageons le départ
. Quand Gégé nous lache : " Attendez, on vous a préparé de la glace " !. Boum !
La glace fut, comme le reste, délicieuse. Cette fois, Klaus
rappelle tout le monde à l’ordre : " va falloir sérieusement penser à y aller " . Oui, chef.
C’est alors qu’une chose incroyable se produit. Domi, assise à table,( Dieu que les yeux de cette femme sont beaux), nous regarde amicalement et avec bienveillance
et nous assène le coup d’grâce : " Je vais vous faire des sandwiches pour la route " ! Oufti ! Un ange passe…
Hiro,
bouche bée, la regarde d’un air incrédule. Thiber 
contemple le plafond en sifflotant. Pascale
se tire dare dare tirer un coup ( sur sa clope hein
). Radieuse
fait semblant
de ne pas avoir entendu et Klaus
se planque derrière sa Leffe. JM
me lâche : " vais faire pipi ".Lion,
figé,
cherche ses mots mais ne les trouve pas. Et moi
à cet instant, je pense : " il faut se rendre à l’évidence, de deux choses l’une : ou elle nous adore ou elle nous hait. Y a pas à sortir de là ! ".
On a repris la route,
priant pour que les amortisseurs tiennent le coup
, et refait le chemin en sens inverse, gardant à jamais gravés dans notre tête et dans notre cœur, les souvenirs merveilleux que ce week-end nous laisse. Trois jours d’amitié,
de rires, trois jours de pur bonheur, de découvertes et de plaisir(s). Trois jours animés par Domi et Gérard, qui nous ont accueillis chez eux d’une façon telle que de simples mots ne pourraient la retranscrire.
Je crois pouvoir me permettre de dire ici, au nom de tous ceux ayant participé à ce week-end, que nous leurs en sommes reconnaissants.
Qu’ils en soient remerciés.

PS : J’l’ai eu ma moutarde !
Domi et Gégé nous en ont offert un pot à chacun.
Yesssssssssssssssss
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